Métro, RER : un été de coupures qui nourrit le ras-le-bol à Aubervilliers
Une pétition publiée sur Change.org s’attaque à une pratique de la RATP : les terminus de la ligne 7 à Porte de la Villette. Quand une rame s’y arrête, les voyageurs qui se rendent à Aubervilliers, Pantin ou La Courneuve doivent descendre et patienter sur le quai, avant les stations Aubervilliers–Pantin–Quatre Chemins, Fort d’Aubervilliers et La Courneuve–8 Mai 1945.
On peut toutefois regretter que le texte ne se soit pas élargi aux autres perturbations qui ont touché le territoire cet été. Car la pétition n’a pas surgi dans un vide : pas moins de quatre lignes qui desservent le secteur ont connu des interruptions sur la même période.
Sur le RER B, la circulation a été coupée entre Gare du Nord et Bourg-la-Reine du 25 juillet au 6 août, puis entre Gare du Nord et La Croix-de-Berny et Robinson jusqu’au 16 août. Les gares de La Courneuve–Aubervilliers et de La Plaine–Stade de France étaient concernées.
Le RER D a lui aussi été interrompu entre Paris Gare du Nord et Paris Gare de Lyon du 25 juillet au 16 août. La gare Stade de France–Saint-Denis n’était plus desservie, sauf en semaine aux heures de pointe, avec un train toutes les trente minutes.
Enfin, la branche nord de la ligne 13 a été fermée entre Saint-Denis–Université et La Fourche du 31 juillet au 17 août. La branche d’Asnières–Gennevilliers, elle, continuait de fonctionner.
Les opérateurs ont présenté ces interruptions comme nécessaires à des travaux de modernisation. Mais pour les habitants, leur concentration a signifié des trajets allongés, des correspondances improvisées et une offre réduite au cœur de l’été.
À Saint-Denis, le maire Bally Bagayoko a publiquement interpellé les opérateurs sur les interruptions et les transports de remplacement. Sur les réseaux sociaux, plusieurs voyageurs ont fait part de leur lassitude.
Aubervilliers figure pourtant parmi les communes les mieux dotées en transports en commun (pour peu qu’on regarde de l’autre coté de la limite administrative) du nord parisien. Ce n’est pas l’offre théorique qui manque — c’est sa fiabilité, jour après jour, qui semble vaciller.
